Cet éditorial dénonce l’action des groupes armés au Mali et au Sahel, les décrivant non pas comme des mouvements religieux authentiques, mais comme des mercenaires utilisant l’idéologie djihadiste comme couverture pour des gains financiers et politiques.

1. Nouvelle stratégie des « Feinteurs de Dieu »

  • Motivation : L’auteur affirme que le moteur de ces groupes n’est pas la foi, mais l’« Argent-Dieu ». Ce sont des « drogués à la sauce satanique parce que payés à la tâche ».
  • Tactique de la lâcheté : Après avoir subi de « série de revers militaires » face à l’armée, ces mercenaires ont adopté une stratégie « plus lâche et criminelle » :
    • Attaquer les civils innocents sur les routes et dans les villages isolés.
    • Incendier les camions-citernes et les autobus pour empêcher l’approvisionnement en carburant.
  • Objectif : Créer un chaos économique et social pour que la population se retourne contre les autorités de la Transition.

2. Dénonciation des parrains occidentaux

L’article soutient que le djihadisme au Sahel est une création et une manipulation d’« officines essentiellement occidentales » visant à « contrarier le nouvel équilibre mondial » et à maintenir un chaos bénéfique aux « anciens maîtres ».

  • Le rôle de la France : L’auteur pointe du doigt le « parrainage hexagonal » en citant nommément le journaliste Wassim Nasr (France24), l’accusant de faire l’apologie du terrorisme et de bénéficier de l’impunité parce qu’il est « dans le bon camp ».
  • Instrumentalisation des crimes : Il est suggéré que les populations africaines tombant sous les balles de ces groupes sont considérées comme de simples « bouts de viande », tandis que l’Occident instrumentaliserait les attentats (11 septembre, Bataclan) pour obtenir un soutien citoyen à ses actions à l’étranger.
  • Preuves : L’auteur renvoie aux fuites (Wikileaks, Snowden) pour appuyer l’existence d’accointances documentées entre terroristes mercenaires et des États occidentaux (pour la logistique/renseignement) et arabes (pour le financement).

3. La Croisée des Chemins pour l’AES

L’auteur affirme que la contradiction principale pour le Mali et les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) n’est pas la lutte fratricide, mais la nécessité de sortir de la domination des « pays prédateurs, ultra-dominateurs ».

  • L’enjeu : Si les dirigeants actuels échouent dans leur « vision patriotique, voire panafricaniste », le Mali risquerait de retomber sous domination ou de subir un « grand remplacement » (comme cela s’est produit en Amérique et en Australie).
  • Philosophie de la révolte : Les dirigeants de l’AES incarnent le Sankarisme : « Seule la lutte libère ». Le Mali doit assumer sa révolte pour ne pas se faire d’illusions sur la « condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir. »

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