
14 pays africains utilisent encore la monnaie de leur ancien colonisateur. Voici 8 vérités saisissantes sur le Franc CFA, souvent ignorées, qui illustrent une relation de pouvoir où l’Occident semble commander et l’Afrique obéir.
- Dévaluation imposée en 1994 : En 1994, le franc CFA a été dévalué de 50 %. Cette décision a été imposée par la France, le FMI et la Banque mondiale, reléguant les dirigeants africains au rang de simples spectateurs.
- Moitié des réserves en France : Une part significative des réserves de change des pays de la CEMAC (Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale) – 50 % – est toujours déposée en France. Une situation qui soulève des questions sur la souveraineté monétaire.
- Impression en France : Nos billets de FCFA sont imprimés en France, à Chamalières, en Auvergne, et ce, depuis 1945. Une réalité qui souligne l’ironie d’une monnaie gérée à distance.
- Origine coloniale explicite : Le nom d’origine du FCFA était « Franc des Colonies Françaises d’Afrique ». Une appellation qui ne laisse aucune ambiguïté sur ses racines coloniales.
- Absence de liberté monétaire : Le taux de change fixe avec l’euro empêche les pays utilisateurs de dévaluer ou de réévaluer leur monnaie selon leurs propres besoins économiques. Une véritable « camisole économique ».
- Deux FCFA non interchangeables : Il existe deux zones FCFA – l’UEMOA (Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine) à l’Ouest et la CEMAC au Centre. Ces deux monnaies ne sont même pas interchangeables entre elles, manquant de cohérence régionale.
- Enrichissement européen, appauvrissement africain : Le lien avec l’euro pénalise les exportations africaines, freine le développement industriel local et creuse les déficits. L’Europe en est la gagnante, l’Afrique la perdante.
- Avantages pour les entreprises européennes : Les entreprises européennes peuvent vendre leurs produits en Afrique sans risque de change et avec des marges considérables, ce qui a pour conséquence d’écraser le pouvoir d’achat des populations africaines.
Le véritable combat économique pour l’Afrique commence par la souveraineté monétaire.
