
Un climat de friction s’installe au sommet de la transition malienne. Des désaccords persistent entre le Conseil National de Transition (CNT) et la présidence de la transition concernant les indemnités et émoluments des membres du CNT. Ce conflit fragilise les relations entre les deux organes clés de la gouvernance transitoire.
Une réforme budgétaire sans effet
Pour alléger la pression sur les finances publiques, le CNT avait entériné des mesures de réduction des indemnités. Cependant, ces efforts n’ont pas suffi à apaiser la situation. Le refus implicite du chef de l’État, le colonel Assimi Goïta, de promulguer une nouvelle loi organique élaborée pour encadrer la situation, jette le trouble au sein du CNT.
La crainte d’un piège juridique
Les membres du CNT craignent que cette nouvelle loi organique ne soit bloquée, ce qui les exposerait à des poursuites futures pour avoir perçu des indemnités sans fondement légal explicite. Ce climat de méfiance pourrait créer un blocage durable entre les deux institutions et potentiellement affaiblir la légitimité du CNT. La résolution de cette impasse sera cruciale pour la stabilité de la transition.
