
Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a présenté le plan « Jubbanti Koom », un vaste programme de redressement économique et social pour le Sénégal. S’inscrivant dans la vision du président Bassirou Diomaye Faye, ce plan vise à mobiliser 5 667 milliards de francs CFA entre 2025 et 2028, avec un financement à 90 % par des ressources nationales pour limiter le recours à l’emprunt. L’objectif est de ramener le déficit budgétaire à 3 % du PIB d’ici 2027.

Une stratégie de mobilisation des ressources et de rationalisation de l’État
Pour atteindre ses objectifs, le gouvernement mise sur la mobilisation de nouvelles recettes et la réduction des dépenses publiques. Les mesures phares incluent :
- La taxation de secteurs comme l’économie numérique, le « mobile money » et les jeux en ligne.
- La rationalisation de l’État par la fusion ou la suppression d’institutions, ce qui pourrait générer une économie de 50 milliards de francs CFA.
- La renégociation des contrats miniers, pétroliers et gaziers.

Mesures sociales et critiques de l’opposition
En plus de ses volets budgétaires, le plan introduit des mesures sociales, telles que l’autorisation d’importer des véhicules d’occasion de moins de 10 ans. Cependant, il est vivement critiqué par l’opposition. Des figures comme Thierno Bocoum et Abdou Mbow dénoncent une stratégie qui repose trop lourdement sur la pression fiscale au détriment de l’investissement. Ils soulignent une baisse de 30,3 % de l’investissement public au premier trimestre 2025, un chiffre qui, selon eux, contredit l’ambition de redressement économique et risque d’asphyxier l’économie.
