
L’armée nigériane a mené une offensive d’envergure dans l’État de Zamfara, dans le nord-ouest du pays. Cette opération a ciblé les bases d’un groupe criminel responsable de l’insécurité chronique dans la région. Selon les rapports militaires, l’intervention a abouti à la neutralisation d’une centaine de membres du gang, marquant une escalade dans la lutte du gouvernement contre les enlèvements et les violences qui terrorisent les populations locales.
Un contexte de violence et de crise humanitaire
La violence s’est intensifiée au cours des dernières années dans le nord-ouest du Nigeria. Des groupes armés, souvent appelés « bandits », ciblent régulièrement les villages pour des pillages, des enlèvements contre rançon et des incendies. Ces actes criminels ont provoqué une crise humanitaire grandissante, forçant de nombreuses familles à quitter leurs terres. Les gangs imposent également des taxes illégales aux agriculteurs, ce qui aggrave l’insécurité alimentaire et la pauvreté.
Les défis d’une guerre asymétrique
La lutte contre ces réseaux criminels est rendue complexe par leurs liens présumés avec des factions jihadistes. Ces alliances ont donné naissance à une économie criminelle qui s’étend au-delà de la région. Malgré la mobilisation de ressources, l’armée nigériane fait face à des difficultés, notamment un manque de coordination, ce qui rend incertaine l’issue de cette guerre asymétrique et la fin du cycle de violence.
