
La nomination du professeur Alkadri Diarra à la présidence de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a été annulée le 23 juillet 2025. Cette décision fait suite à un conflit d’intérêts, l’universitaire occupant simultanément d’autres fonctions publiques, ce qui est incompatible avec la loi.
Une annulation fondée sur la loi
Selon l’article 16 de la loi portant création et fonctionnement de la CNDH, les membres doivent se consacrer exclusivement à leur mission. Le cumul de fonctions est formellement interdit afin de préserver l’indépendance et l’impartialité de l’institution. C’est sur cette base que le gouvernement a annulé la nomination de M. Diarra, moins d’un mois après sa désignation.
Une transition assurée par Aissata Founè Tembely
En attendant l’élection d’un nouveau président, la vice-présidente de la CNDH, Me Aissata Founè Tembely, a été chargée d’assurer l’intérim. La Commission a tenu à rassurer l’opinion publique, affirmant que ce changement ne compromet ni la continuité de ses missions, ni sa crédibilité institutionnelle.
Une question de stabilité et de légitimité
Cette affaire soulève des questions sur la stabilité des mécanismes de protection des droits humains au Mali. Le choix du futur président de la CNDH sera un test décisif pour la gouvernance démocratique et la protection des droits fondamentaux dans le pays.
