
Le Mali, le Burkina Faso et le Niger envisagent d’annoncer leur retrait de la Cour pénale internationale (CPI). Selon Jeune Afrique, cette question a été abordée lors d’un sommet extraordinaire des ministres de la Justice des trois pays, qui s’est tenu le 16 septembre à Niamey.
Un tribunal jugé partial
Le Premier ministre par intérim du Niger, le général Mohamed Toumba, a déclaré vouloir « redéfinir [leur] appartenance au statut de Rome qui a créé la Cour pénale internationale ». Il a accusé la cour de « s’être transformée en outil de répression contre les pays africains, au service des tenants de l’ordre impérialiste ».
En cas de retrait, la procédure prendra un an à compter de la notification écrite, mais les affaires déjà ouvertes, comme celle d’Al Hassan Ag Abdoul Aziz, condamné en juin 2024, conserveront leur validité.
Vers la création d’une nouvelle cour régionale
Les discussions ont également porté sur la création d’un organe régional, la Cour pénale sahélienne des droits de l’homme (CPS-DH), dont la compétence couvrirait les crimes internationaux, la criminalité organisée et le terrorisme.
