L’ancien Chef du gouvernement malien, Moussa Mara, se retrouve au cœur d’une affaire judiciaire qui polarise l’opinion publique nationale. Des accusations sérieuses pèsent sur lui, notamment pour « atteinte au crédit de l’État » et « incitation à troubler l’ordre public ». Le procès de l’homme politique s’ouvre ce 29 septembre, dans un contexte où la liberté d’expression est un sujet particulièrement sensible.

Une mise en examen controversée

La mise en examen de l’ancien Premier ministre a été déclenchée par une publication sur les réseaux sociaux fin juillet 2025. Suite à des visites en prison, Moussa Mara avait qualifié publiquement certaines personnalités incarcérées de « détenus d’opinion ».

Cette prise de parole a conduit à son audition par la Brigade d’investigations judiciaires de Bamako. L’acte d’accusation a été renforcé par des soupçons de « publication de nouvelles fausses susceptibles de troubler la paix publique ». Paradoxalement, ses proches insistent sur son engagement continu auprès des jeunes, citant des projets sociaux d’une valeur de plus de 100 millions de F CFA.

Un test décisif pour la justice malienne

Ce procès s’annonce comme un véritable test décisif pour le système judiciaire malien. La défense de Moussa Mara, menée par son avocat, Me Mountaga Tall, conteste fermement la légitimité des chefs d’inculpation.

L’affaire est suivie de près par la communauté internationale et les organisations de défense des droits humains. Les observateurs estiment que l’issue de cette procédure aura des répercussions considérables sur l’espace dévolu à l’opposition et sur l’évolution politique du pays, mettant en lumière les tensions complexes que traverse le Mali dans sa quête d’un avenir stable.

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