
L’éditorial analyse la situation actuelle du Mali sous le régime de Transition, affirmant que le pays est parvenu à déjouer les « prédictions apocalyptiques » entretenues par des acteurs externes dont les intérêts ont été « contrariés » par la « rectification » de mai 2021.
L’axe de déstabilisation : Politique et Économique
L’auteur accuse les détracteurs de la Transition de chercher à déstabiliser le pays par la désinformation et une guerre économique. La crise de carburant et le blocus sur les importations imputés au JNIM/GSIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans) sont présentés non comme de simples attaques terroristes, mais comme une manœuvre visant à « asphyxier les populations » et créer un climat insurrectionnel favorable au renversement du régime.
L’article souligne que cette stratégie, qualifiée de « guerre d’usure économique », est adoptée par le JNIM en réponse à la supériorité militaire écrasante des Forces armées maliennes (FAMa) sur le terrain conventionnel. Selon l’auteur, les défaites et les pertes lourdes subies par les terroristes les obligent à privilégier l’approche asymétrique.
Dénonciation des manœuvres occidentales
L’éditorial pointe directement la France, notamment le Président Emmanuel Macron (citant des propos attribués ou traduisant son « état d’esprit »), comme ayant juré de « reprendre pied au Mali par tous les moyens » après avoir été écartée.
Parallèlement, l’auteur dénonce une « instrumentalisation cynique des instruments diplomatiques » en relevant le paradoxe entre :
- Les alertes de sécurité des ambassades occidentales (États-Unis, Royaume-Uni, Allemagne) enjoignant leurs ressortissants de quitter le Mali.
- Les succès militaires des FAMa, même reconnus par un officiel américain (Christopher Landau, Secrétaire adjoint au Département d’État, félicitant les FAMa).
- L’arrivée de vagues de touristes étrangers (Russie, Lettonie, Luxembourg) à Tombouctou et Mopti en vue de la Biennale artistique et culturelle.
Un soutien critique à la Transition
L’auteur appelle les Maliens à la résilience et à resserrer les rangs derrière les autorités de la Transition, qu’il considère comme « le moindre mal » face au risque d’anarchie et d’expansion du terrorisme dans toute l’Afrique de l’Ouest.
Néanmoins, le soutien est formulé comme critique. Le journaliste reconnaît les « erreurs, des manquements et des décisions qui laissent perplexe » (comme la dissolution des partis et la répression de la liberté d’expression) et insiste sur le devoir citoyen de les dénoncer. Il exhorte les autorités à « lâcher du lest » et à libérer les détenus politiques, car « ce qui est en jeu dépasse les calculs partisans… C’est la survie de la République. »
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