
Le 25 août 2025, un collectif d’avocats engagé pour la défense des droits fondamentaux a obtenu une décision significative au Tribunal de Grande Instance de la Commune 1 de Bamako. Le tribunal a renvoyé devant la Cour constitutionnelle l’affaire de la légalité de la dissolution des partis politiques par décret. Ce renvoi est salué comme une reconnaissance des arguments du collectif et une victoire pour l’État de droit.
Inertie de la justice et nouvel élan
Parallèlement, d’autres actions judiciaires rencontrent un sort bien différent. Une requête soumise à la Cour suprême pour contester la suspension des partis politiques est restée sans réponse, de même qu’une plainte pour cybercriminalité contre deux membres du Conseil National de Transition (CNT).
Face à cet immobilisme, le collectif d’avocats, sous l’égide de Maître Mountaga C. Tall, a initié une procédure de citation directe. Cette action vise à obliger les deux membres du CNT à comparaître devant les tribunaux, rappelant qu’ils ne bénéficient d’aucune immunité pour des actes relevant du droit commun. La bataille pour la consolidation de l’État de droit au Mali se poursuit.
