C’est une victoire éclatante pour les autorités de la Transition et pour le peuple malien. La Cour de justice de l’UEMOA vient de trancher : les lourdes sanctions économiques et financières imposées au Mali en 2022 étaient « dépourvues de base légale ».

Bamako avait vu juste Dans son arrêt rendu ce mercredi 28 janvier 2026, la juridiction communautaire a annulé les décisions du 9 janvier 2022. Pour rappel, ces mesures (fermeture des frontières, gel des avoirs) avaient asphyxié l’économie nationale et provoqué la colère légitime des populations, qualifiées alors d’« inhumaines » par Bamako.

L’erreur fatale de l’UEMOA La Cour a pointé une irrégularité flagrante : la décision de sanctionner le Mali avait été prise lors d’une conférence à Accra (Ghana). Or, le Ghana ne fait pas partie de l’UEMOA. Selon les textes, ces réunions doivent se tenir sur le territoire d’un État membre. De plus, la Cour rappelle que l’UEMOA, organe économique, n’avait pas vocation à appliquer des sanctions politiques dictées par la CEDEAO.

Une décision qui sonne comme une réhabilitation totale pour l’État malien.

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