Un dénouement judiciaire aussi rapide qu’inattendu a marqué la journée du lundi 19 janvier 2026, date à laquelle les autorités togolaises ont officialisé l’extradition de Monsieur Paul-Henri Sandaogo Damiba. L’ancien président de la transition burkinabè, qui vivait au Togo depuis sa chute en septembre 2022, a été remis aux autorités de son pays d’origine pour répondre de graves accusations.

Une procédure judiciaire accélérée

Tout s’est accéléré le 12 janvier 2026, lorsque Lomé a reçu une requête formelle d’extradition émanant de la justice burkinabè. Le dossier à charge contre l’ancien officier est particulièrement lourd :

  • Crimes financiers : détournement criminel de deniers publics, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux.
  • Corruption et recel : corruption et recel aggravé.
  • Atteintes à la loi : incitation à la commission de crimes.

Après avoir examiné la régularité de cette demande, les forces de sécurité togolaises ont procédé à l’interpellation de Monsieur Damiba le 16 janvier 2026.

Le feu vert de la Cour d’Appel de Lomé

Le jour même de son arrestation, la Chambre d’instruction de la Cour d’appel de Lomé a rendu un avis favorable à l’extradition lors d’une audience publique. Cette décision juridique repose sur plusieurs piliers fondamentaux :

  • Le principe de réciprocité entre le Togo et le Burkina Faso.
  • Les instruments internationaux de coopération judiciaire.
  • Les garanties formelles offertes par Ouagadougou concernant le respect de l’intégrité physique de l’ancien président.

Des garanties contre la peine de mort

Le ministre de la Justice et des Droits humains du Togo a précisé que le Burkina Faso s’est engagé à garantir un procès équitable et le respect de la dignité de l’accusé. Un point crucial a été souligné : l’assurance qu’aucune condamnation à la peine de mort ne sera appliquée, conformément aux engagements humanitaires du Togo.

Une remise effective en 24 heures

Vingt-quatre heures seulement après l’avis de la cour, le 17 janvier 2026, Paul-Henri Sandaogo Damiba a été remis aux autorités burkinabè. Cet acte marque un tournant majeur dans les relations diplomatiques entre les deux pays voisins et envoie un signal fort sur la fin de l’impunité concernant la gestion des deniers publics dans la sous-région. À Ouagadougou, l’ouverture prochaine de ce procès est désormais attendue avec une vive attention par l’opinion publique.

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