
Prévue pour le 1er octobre 2025, la rentrée scolaire s’annonce sous de sombres auspices. Les syndicats d’enseignants, toutes catégories confondues, agitent la menace d’un boycott national en réponse à des revendications qui sont, pour beaucoup, longtemps restées sans suite. Cette tension ravive les inquiétudes sur l’avenir de l’éducation au Mali.
Un mécontentement centré sur les conditions et les salaires
Le cœur du mécontentement des enseignants réside dans la précarité de leurs conditions de travail et l’insuffisance de leur rémunération. La situation actuelle est perçue comme le fruit de plusieurs années de promesses non tenues et de négociations infructueuses avec les autorités.
Le mouvement de contestation va au-delà de la seule question salariale. Les syndicats dénoncent également :
- Des réformes récentes jugées défavorables au secteur.
- Un manque chronique de ressources matérielles.
- Une insuffisance de soutien institutionnel, qui mine le moral des enseignants et dégrade la qualité de l’enseignement.
Ce climat de frustration nourrit la volonté des syndicats d’envisager le boycott comme dernier recours.
Un système éducatif au bord de l’impasse
À quelques jours de la rentrée, les familles vivent dans l’angoisse. L’incertitude qui plane menace directement la préparation académique des élèves, qui sont les premières victimes d’une potentielle crise. Beaucoup de parents redoutent une année perturbée, synonyme de retards dans les programmes et d’inégalités accrues entre régions.
Face à cette situation explosive, l’urgence est à l’ouverture rapide de négociations sincères et transparentes. Les syndicats réclament des engagements concrets pour préserver l’avenir de l’éducation.
La rentrée scolaire 2025-2026 cristallise un dilemme majeur pour l’État malien : satisfaire les revendications légitimes des enseignants ou risquer un boycott lourd de conséquences pour toute une génération d’élèves. La balle est dans le camp des autorités, qui doivent choisir entre l’immobilisme et une action concertée pour éviter une crise éducative.
