
De nouvelles hostilités ont éclaté au Soudan. L’aéroport de Nyala, capitale du Sud-Darfour, a été la cible d’un bombardement qui a détruit un aéronef militaire, marquant une intensification des combats entre l’armée régulière et les Forces de soutien rapide (FSR). L’armée tente de chasser les éléments paramilitaires de l’aéroport, un enjeu stratégique majeur.
Inquiétudes liées aux ingérences étrangères
Le conflit soudanais semble être alimenté par des acteurs extérieurs. Les Émirats arabes unis sont régulièrement accusés de fournir un soutien logistique aux FSR, ce qui est démenti par Abou Dhabi. Des images satellites auraient révélé la présence de drones de fabrication chinoise, renforçant les craintes d’une internationalisation du conflit. De plus, des rapports font état de la présence de mercenaires étrangers aux côtés des FSR à El-Fasher, ce qui soulève de nombreuses interrogations sur les circuits de recrutement et les objectifs réels de ces interventions.
Une crise humanitaire d’une ampleur alarmante
La guerre qui ravage le Soudan depuis plus de deux ans a affecté près de 13 millions de personnes. Les déplacements massifs, les pertes civiles et la destruction des infrastructures plongent le pays dans une crise humanitaire sans précédent. Depuis la chute de Khartoum en mars, le contrôle du Darfour est aux mains des paramilitaires. L’accès à l’aide humanitaire reste extrêmement limité, aggravant la souffrance des populations. Face à cette situation, des actions urgentes de la communauté internationale sont nécessaires pour garantir un accès humanitaire sécurisé et restaurer un couloir de dialogue politique.
