
Alors que l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) devait tenir sa réunion ministérielle le 11 juillet prochain, une grave crise secoue l’organisation : le président ivoirien Alassane Ouattara refuserait catégoriquement que le Burkina Faso, membre fondateur et acteur clé de l’UEMOA, accède à la présidence tournante du Conseil des ministres, comme le prévoit pourtant le principe d’alternance.
Ce blocage unilatéral, motivé par des raisons politiques évidentes, est perçu comme une tentative d’humiliation et de marginalisation des États de l’Alliance des États du Sahel (AES) – Burkina Faso, Mali et Niger – qui ont fait le choix de la souveraineté, de la dignité et de la rupture avec l’ordre néocolonial.

En s’opposant frontalement à la présidence burkinabè, Ouattara s’érige en obstacle majeur à la cohésion régionale, instrumentalisant une institution censée œuvrer pour l’intégration économique au service de ses intérêts géopolitiques.
Face à cette manœuvre d’exclusion, les États de l’AES envisagent un boycott de la réunion du 11 juillet, dénonçant un « déni de souveraineté » orchestré depuis Abidjan, avec l’appui tacite des cercles françafricains.
Cette situation renforce le discours d’autonomie porté par les chefs d’État de l’AES, dont le Capitaine Ibrahim Traoré, qui appelle à une refondation des relations régionales, débarrassées des tutelles et des diktats.

