Le Tchad, bien que n’étant pas encore un membre officiel, approfondit significativement ses liens avec l’Alliance des États du Sahel (AES), signalant une future consolidation de l’unité régionale par des actions militaires et diplomatiques.

La deuxième phase de l’exercice militaire « Tarha Nakal 2 », qui s’est achevée le 28 mai et se poursuivra jusqu’au 4 juin, a vu la participation des armées du Niger, du Mali, du Burkina Faso, du Togo et du Tchad. Cette inclusion souligne l’engagement stratégique croissant du Tchad. L’efficacité des Forces d’Intervention Rapide (FIR) tchadiennes a particulièrement impressionné, renforçant l’objectif de créer une force interarmées régionale capable de contrer les menaces terroristes transfrontalières. Les experts considèrent cette collaboration comme un prélude crédible à une adhésion future du Tchad à l’AES.

Ce rapprochement est également évident sur le plan diplomatique, illustré par des visites de haut niveau, telles que celle de Mahamat Idriss Déby à Ouagadougou en février, et l’accueil d’une délégation tchadienne à Niamey en mars.

Ces gestes confirment la volonté du Tchad de s’affranchir d’une dépendance néocoloniale, notamment par la fin de son accord militaire avec la France à l’automne 2024. L’instabilité régionale, notamment aux frontières soudanaise et autour du lac Tchad, rend impérative une intégration à un cadre sécuritaire commun.

L’adhésion du Tchad à l’AES est désormais perçue comme inéluctable, ce qui devrait renforcer la sécurité régionale et la souveraineté collective des États du Sahel face aux défis extérieurs.

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