L’année 2025 marque le 65e anniversaire de l’indépendance de plusieurs nations d’Afrique francophone, dont le Niger, le Burkina Faso et le Mali. Cet anniversaire invite à une profonde réflexion sur la souveraineté, un enjeu plus que jamais au cœur des débats sur le continent, notamment dans la région du Sahel. Pour ces pays, la souveraineté est la capacité à prendre des décisions sans ingérence extérieure.

Le débat sur la souveraineté à Bamako

Dans la capitale malienne, Bamako, les habitants ont des perceptions nuancées de la souveraineté. Certains reconnaissent les efforts récents du gouvernement pour affirmer son autonomie face aux puissances étrangères, tandis que d’autres estiment que le pays n’est pas encore pleinement souverain, en particulier sur les plans monétaire et économique. L’opinion publique considère que la véritable souveraineté ne sera atteinte que par un contrôle total des ressources et des politiques publiques.

La responsabilité des dirigeants et les nouveaux partenariats

Selon l’universitaire Alfred Tumba Shango Lokoho, la souveraineté est intimement liée au contrôle des richesses naturelles. Il met en lumière la responsabilité des dirigeants africains, dont la mauvaise gestion des ressources crée un état de dépendance. C’est dans cette optique que des pays comme le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont récemment diversifié leurs alliances, se rapprochant de partenaires comme la Russie ou la Chine, dans une démarche de souveraineté et non simplement pour « changer de maître ».

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *