
La nouvelle est tombée ce mardi 13 janvier 2026 comme un couperet : treize démissions sur la table du secrétariat général. En une journée, le mandat de Mamoutou Touré « Bavieux » a basculé dans l’histoire ancienne. Mais au-delà du choc, c’est l’avenir du football malien qui se joue.
Une gouvernance contestée de l’intérieur Ce putsch administratif révèle des fractures profondes que la réélection de 2023 avait peiné à masquer. Les démissionnaires pointent du doigt une gestion solitaire, l’absence de réformes structurelles et une incapacité à traduire le potentiel du football malien en résultats concrets. La pression populaire, devenue intenable, semble avoir eu raison de la solidarité du bureau.
Le risque de la paralysie Cette dissolution de fait arrive au pire moment. Sans capitaine à bord, qui va gérer la logistique des sélections nationales ? Qui sera l’interlocuteur de la FIFA ? Le Ministère des Sports devra agir vite, en concertation avec les instances internationales, pour éviter que cette crise de palais ne se transforme en catastrophe sportive sur le terrain. L’heure de la « refondation » tant réclamée a peut-être sonné, mais elle se fera dans la douleur.
