La tentative de libération provisoire des quatre responsables de la société minière Barrick Mining, incarcérés à la prison centrale de Bamako depuis novembre 2024, s’est soldée par un échec ce mardi. Les avocats de la défense, qui avaient interjeté appel, n’ont pas obtenu de décision favorable de la justice malienne. Cette affaire met en lumière les tensions persistantes entre le gouvernement de transition et la multinationale minière.

Un contentieux judiciaire et fiscal persistant

Ce revers judiciaire s’inscrit dans un bras de fer opposant les autorités de transition à cette multinationale minière, présente au Mali depuis près de trois décennies. Le cœur du litige est, selon plusieurs sources concordantes, un contentieux fiscal portant sur plusieurs milliards de francs CFA d’impôts impayés. La situation souligne les défis auxquels le pays est confronté en matière de recouvrement des revenus miniers.

Un climat tendu et des mesures drastiques

Ce dénouement survient dans un climat particulièrement tendu. Il fait suite à la décision du gouvernement malien de placer sous administration provisoire, pour une durée de six mois, le complexe minier de Loulo-Gounkoto, la plus grande mine d’or du pays, exploitée par Barrick Mining. Cette mesure drastique reflète la détermination des autorités à résoudre les litiges fiscaux avec les entreprises opérant sur leur territoire.

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