
La gouvernance des terres au Mali reste un défi majeur, marqué par des conflits et des failles administratives. La médiatrice nationale, Mme Sanogo Aminata Mallé, a reçu de nombreuses plaintes de citoyens pour des violations de droits de propriété et des expropriations non justifiées. Ces dysfonctionnements érodent la confiance envers les institutions et génèrent des tensions sociales dans tout le pays.
Des réformes stratégiques
Face à cette situation, des propositions concrètes ont été formulées pour améliorer la gestion des terres. Les experts appellent à un respect plus strict des lois et à une sensibilisation des citoyens à leurs droits. Pour prévenir les litiges, il est également jugé nécessaire de vérifier la disponibilité des terrains avant toute attribution. De plus, pour accélérer le traitement des plaintes, il est suggéré de redynamiser les commissions de règlement des différends et de créer un pôle judiciaire spécialisé.
L’urgence d’agir
Les dernières statistiques révèlent une augmentation des cas traités par la médiatrice au cours des deux dernières années, mais un nombre considérable de dossiers reste en attente. Ces chiffres démontrent l’urgence de moderniser le système et de combler ses lacunes. La gouvernance foncière est un enjeu de justice sociale qui nécessite une coopération renforcée entre les institutions et la population pour mettre en place un système équitable et transparent.
