
À l’approche de la Journée Africaine de la Médecine Traditionnelle le 13 août, l’Institut National de Recherche sur la Médecine et la Pharmacopée Traditionnelle (INRMPT) a organisé une conférence de presse à Bamako. L’objectif était de faire le point sur le secteur et d’envisager des perspectives pour son développement au Mali.
Un patrimoine thérapeutique unique
La directrice générale de l’INRMPT, Pr. Rokia Sanogo, a rappelé que la médecine traditionnelle est un trésor de savoirs qu’il faut préserver. Le Mali a déjà homologué 14 médicaments traditionnels améliorés, dont 7 figurent sur la liste nationale des médicaments essentiels, ce qui témoigne du rôle pionnier du pays dans la reconnaissance scientifique de ces pratiques.
Défis et menaces
La professeure Sanogo a également mis en garde contre les menaces qui pèsent sur le secteur, telles que l’urbanisation galopante et la prolifération de publicités trompeuses pour des produits non conformes. Elle a exhorté l’État à renforcer la régulation pour protéger ce patrimoine. L’INRMPT, en tant que pilier de la recherche et de la formation, s’efforce de lier savoir ancestral et rigueur scientifique pour intégrer la médecine traditionnelle dans un système de santé moderne.
