
Barrick Mining a rapporté un revenu d’or de 4,79 milliards de dollars pour le premier semestre 2025, soit une augmentation de 13 %. Cette performance est d’autant plus notable que l’entreprise a fait face à des défis importants au Mali, où elle a dû suspendre les opérations de son complexe aurifère de Loulo-Gounkoto en raison d’un blocus à l’exportation et de la saisie d’un stock d’or par les troupes maliennes.
La flambée des prix de l’or compense les pertes
Bien que la suspension des opérations au Mali ait entraîné une perte de 1,03 milliard de dollars et une baisse de 20 % de la production au deuxième trimestre, l’entreprise a pu compenser cette perte de volume grâce à la flambée des prix de l’or. Le prix moyen par once a grimpé à 3 099 dollars au cours des six premiers mois de 2025, contre 2 213 dollars l’année précédente. Certains analystes estiment même que le prix pourrait atteindre les 4 000 dollars d’ici la fin de l’année.
Une position vulnérable au Mali
Malgré ces revenus importants, la position de Barrick au Mali reste vulnérable. Son permis minier expire en 2026 et l’entreprise a engagé des procédures devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI). De plus, bien que le système judiciaire malien ait validé la réouverture du site en juin, il a désigné un gestionnaire intérimaire, obligeant Barrick à déconsolider l’actif dans ses comptes.
