
L’Union des Routiers du Sénégal (URS) a confirmé ce samedi 6 septembre la libération de six transporteurs sénégalais qui avaient été enlevés deux jours plus tôt au Mali par des groupes armés djihadistes. L’organisation professionnelle a salué l’action des autorités sénégalaises dans le suivi du dossier et a exhorté ses membres à redoubler de prudence sur les routes transfrontalières.
Une attaque sur un axe commercial vital
Selon l’URS, les otages étaient deux chauffeurs et quatre apprentis qui opéraient sur l’axe Dakar-Bamako. Cet itinéraire est un couloir routier essentiel au commerce régional, et l’incident a suscité une vive inquiétude parmi les familles des victimes et les acteurs du transport sous-régional. L’enlèvement est intervenu dans un contexte de recrudescence des attaques attribuées au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM).
Une menace pour la sous-région
L’URS avait rapidement dénoncé cet enlèvement comme une « atteinte grave » à la sécurité des travailleurs et à la libre circulation. L’organisation a rappelé que ces incidents mettent en péril non seulement la vie des transporteurs, mais également l’approvisionnement de la sous-région en produits stratégiques comme le carburant, le ciment et les denrées alimentaires.
