
Le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité a accordé une liberté provisoire très attendue aux artistes Babani Koné, Mariam Bah et Binguini Bagaga ce jeudi 28 août 2025. Elles avaient été placées en détention préventive en juillet pour « cyberinjures » et « atteinte aux mœurs ». Cette décision leur permettra de préparer leur défense en dehors de la prison.
Un procès déterminant
Cette affaire, qui a fait grand bruit, est née d’échanges virulents sur les réseaux sociaux. Elle a rappelé que l’espace numérique n’est pas une zone de non-droit et a poussé le secteur culturel à s’interroger sur la responsabilité des personnalités publiques en ligne.
Le procès est prévu pour septembre 2025. Le verdict sera déterminant, non seulement pour la carrière des artistes, mais aussi pour l’établissement d’un précédent juridique crucial sur la régulation de la parole sur Internet au Mali. La décision du tribunal définira les limites de la liberté d’expression en ligne et soulignera l’importance de la justice dans la régulation des comportements numériques.
